Signature du contrat de partenariat entre l'ARCS et la Mutuelle des Pays de Vilaine

C’est l’histoire de trois habitantes du Landrel : Marie-Thérèse, Arthémise et Yvette. C’est aussi l’histoire de Martine, Gabriel, Patrick, Jean-Luc, Louisette, Bruno, Ghislaine, Perrine, Soizic et bien d’autres. C’est notre histoire, cela pourrait être la vôtre.

Tout a commencé quand trois habitantes du Landrel s’alarment sur leur situation de santé. Leur mutuelle solidaire les lâche par faute d’adhérents sur le quartier. Cette proposition de mutuelle avait été travaillée avec le Centre Social Ty-Blosne, il y a des années.

Là, je vous vois venir, vous allez me dire : « Mutuelle solidaire ? Mais elles le sont toutes ! ».
Et bien, oui et non. Le mot solidaire n’a pas le même sens pour toutes les mutuelles. L’idée est d’avoir une mutuelle solidaire proposant un contrat responsable pour une complémentaire santé efficace à moindre coût.

Donc, nos trois habitantes partent à la rencontre d’Hervé, directeur du Centre Social Ty-Blosne : « Notre mutuelle solidaire du Landrel ne veut plus nous assurer. Nous ne sommes plus assez nombreux. » Hervé, d’une oreille attentive, écoute les trois habitantes et s’empare de ce problème.

Par ailleurs, Janine, Chantal, Armelle, Martine, Yannick, Françoise, Frédérique, Serge, Jean-Luc, Virginie et Amélie, administrateurs et salariés de l’Association, venaient d’achever la réflexion sur le choix de la nouvelle mutuelle d’entreprise. Jean-Luc de l’avis de tous se demandait s’il était possible de faire partager cette mutuelle, plus largement à l’ensemble des bénévoles et des administrateurs.

L’idée germait dans l’esprit collectif. Mais l’Association avait-elle sa place pour cette aventure ? Comment savoir si la santé et le bien-être étaient une préoccupation générale ? Etait-ce vraiment un besoin pour tous les habitants ?

Après un long échange lors d’un Conseil d’Administration entre habitants, le vote a parlé. Le financement de plusieurs missions tels que l’inclusion numérique, l’illettrisme, et bien d’autres (mais ce sont d’autres histoires) et la mutuelle, plus largement le bien-être et l’accès au droit à la santé de chacun, était acté.

(Pssst un Conseil d’Administration, c’est l’endroit où des habitants de quartier élus dans le Centre Social, discutent sur des sujets, proposent des solutions pour mener à bien les missions de l’Association. La démocratie à l’échelle locale).

C’est ainsi que Soizic, jeune brune dynamique et pétillante, arrive sur la mission Médecine Préventive et Mutuelle Solidaire. Elle commence en septembre par la mise en place d’un questionnaire de faisabilité et organise en novembre, une matinée dédiée à la Santé et au Bien-Être.

L’enquête révèle alors que 80 % des personnes interrogées étaient intéressées par la démarche engagée et que 5 % des 116 répondants n’avait pas de mutuelle par manque de moyens financiers.

Nous voilà rassurés sur un de nos questionnements : le besoin est réel !

LA rencontre a eu lieu. Habitants, professionnels de santé et de médecine préventive, animateurs, se sont retrouvés autour du « bien-être ». Un parfum de « zénitude » s’échappait des portes de Carrefour 18 ce matin-là. Martine, Ghislaine, Patrick et Jean Luc, entre autres, se sont rapprochés du stand de la mutuelle des salariés présente dans les locaux. Ils ont longuement discuté sur les valeurs qui animaient leur action autour de la solidarité, de l’accès aux droits, … « Quand on parle et qu’on est animé par les mêmes valeurs, on se comprend plus facilement ! ».

Malheureusement, à la suite de cet évènement, notre pétillante brune Soizic a été rattrapée par sa santé. Le dossier « Mutuelle santé bien-être » a été suspendu quelque temps…

Nous ne pouvions pas en rester là. Nous voulions répondre à nos trois habitantes du Landrel et à tous les protagonistes rencontrés et aller jusqu’au bout pour proposer une mutuelle de groupe aux adhérents de l’Association.

C’est ainsi que Perrine, jeune brune pétillante et dynamique, a repris les rênes du dossier. Elle a invité le groupe de travail pour réfléchir à un cahier des charges. Des « paniers de soins » présentés sous forme de tableaux par les différentes mutuelles rencontrées étaient écrits dans un langage très éloigné de notre quotidien. Il a fallu dans un premier temps déchiffrer ces propositions. Un vrai sacerdoce selon le témoignage des uns et des autres.

Patrick, Gabriel, Martine et Perrine, organisés en commission d’appel d’offre, ont rencontré Harmonie Mutuelle, MBA Mutuelle, Solimut Centre Océan et la Mutuelle Pays de Vilaine. La plupart des mutuelles reçues avaient une arrière-pensée : elles soulevaient sans cesse la couverture santé des salariés… De plus, l’une ne paraissait pas bien connaître ses garanties, l’autre n’était pas libre de prendre des décisions sans faire appel à l’antenne nationale…

Et puis, la rencontre avec la Mutuelle des Pays de Vilaine a été une révélation : partage de valeurs communes, discours accessible à tous, valorisation des médecines préventives, … Et surtout, elle a été la seule à répondre, à la lettre, à notre cahier des charges, …

Et voilà, grâce à Marie-Thérèse, Arthémise, Yvette, et beaucoup d’autres personnes, une offre de mutuelle responsable et solidaire avec un accent sur le remboursement en médecine préventive est désormais proposée à tous les adhérents de l’association.

A côté de cela, le projet mené par les bénévoles de l’Association Rennaise des Centres Sociaux et Perrine, continue. L’idée essaime à Rennes et dans le département. La présentation de ce super projet a été entendu à Solidaren et d’autres associations s’y intéressent. D’ailleurs, des élus et des acteurs ont accueilli cette initiative avec un réel enthousiasme.

En résumé :

Ensemble, c’est possible de proposer une médecine préventive, et une mutuelle responsable et solidaire !

Sophie Cortet,
Chargée de communication  siège de l’ARCS